Niouzes des moins de 13

Retour aux actus 26 mars 2014
La Tour du Pin, ce samedi 22 mars 2014
Pour juger de nos progrès quoi de mieux qu'un petit déplacement à La Tour du Pin. C'est une jolie bourgade du nord isère dont les habitants sont appelés les Turripinois(es). Il faut rappeler que c'est aussi un pays de rugby donc on s'attendait à rencontrer forte partie (politique?). Nous étions au rendez-vous; seules étaient présentes les équipes de Pont de Vaux (encore un pays de rugby!) et l'équipe locale. C'est sur un format Moins de XV qu'allaient se dérouler les matches (on dispute, à la suite, les premières mi-temps puis les secondes).
L'opposition (non ce n'est pas de la politique) contre La Tour du Pin n'eût de sens que dans l'affiche (je vous rappelle que ce n'est pas de la politique) dans la réalité nous avons été de piètres partenaires d'entrainement... Cette confrontation a mis au jour nos lacunes collectives (gestion de l'espace, sens du jeu,...) qu'il faut corriger au plus vite.
Dans cette triangulaire (non ce n'est pas de la politique) notre qualité principale (la persévérance) nous permet de ne pas prendre une nuée (''si on l'a pris !'' vous dirait certain) d'essai, malgré le jeu engagé imposé par l'adversaire.
Au second tour (analogie à la politique), La Tour du Pin nous met une déculotté avec un nouveau concept dans le rugby, le ''une attaque, un essai...'' Je vous laisse juger. Mais, fait surprenant de ce match, dans les cinq dernières minutes nous faisons jeu égal avec (contre?), eux ! (je ne veux pas entendre le mot ballotage...).
Et bis repetita placent contre Pont de Vaux avec Cinq dernières minutes de match comme devraient être toutes les minutes d'un match, de tout les matches.
Autant de regrets nourris lorsque l'on connait le potentiel des joueurs. Bien jouer c'est possible, tout ceux qui étaient au bord du terrain l'on vu, nous en avons les capacités. Alors nous allons travailler ensemble pour y arriver. Les mots d'ordre sont occupons le terrain et avançons... Mention spéciale pour P'tit Louis et ses travers infâmes devant la défense adverse....

Je conclue sur un texte du 28-11-2013 de Pierre Villepreux (Ancien international français, il a également été entraîneur du XV de France et reste encore aujourd’hui un des personnages phare du rugby Français).

 »La sensation la plus désagréable quand on est joueur, c’est de se trouver désarmé face au jeu produit par l’adversaire. Il n’y a rien de plus frustrant que de respirer pendant 80 minutes la force de l’autre
Le jeu développé n’a pratiquement jamais apporté l’incertitude utile pour endiguer la montée défensive adverse,… Menée au score, la France rechercha la solution par les avants. L’affrontement et le défi, plus individuels que collectifs, proposés, n’ont pas pour autant permis de traverser le rideau défensif. Le jeu a végété sur la ligne d’avantage et ce d’autant plus que les libérations de balles bien trop lentes autorisaient facilement le replacement défensif adverse. 


Dans le jeu actuel développé par la France, réciter des temps de jeu en tentant de mettre en place des réponses de jeu tant individuelles que collectives formatées, ne suffit plus, comme ne suffit pas d’ailleurs le choix abusif du jeu au pied d’occupation et pas davantage le « large-large ». Le rugby moderne est à rechercher dans la maîtrise du « plein jeu », dans la combinatoire des formes en fonction des effets que ces formes produisent sur la défense, tant à la main qu’au pied. 


Avoir les compétences et capacités pour agir et réagir chronologiquement à la variabilité et contraintes des situations rencontrées semble faire actuellement défaut au rugby français en général. Et même si ces compétences sont potentiellement présentes, elles ne sont pas suffisamment exploitées car le jeu généralement produit n’y répond pas suffisamment. Ces compétences faisaient partie des ressources françaises qui, dans un passé pas si lointain, nous étaient enviées par nos adversaires.
Ce qui veut dire aussi qu’il s’agit bien, avec le style de jeu choisi et le volume de jeu adéquat, d’amener les joueurs à mieux solliciter leur activité adaptative pour aboutir à une meilleure communication sur la compréhension des rapports de force rencontrés, ceux de l’instant « T » et ceux à venir. Rapports de force qui induisent, les orientations du jeu à prendre, les déplacements et replacements dans le cadre des formes de jeu et de leur alternance.
La conception du « jeu de mouvement » est en cause. Il ne s’agit pas de décréter vouloir le faire mais bien de l’impulser dans une réelle formation et démarche de travail en acceptant dans sa mise en œuvre les contraintes de temps, voire de résultats. Des risques qu’il vaut mieux assumer plutôt que de les subir….D’abord d’y croire, ensuite de leur permettre de s’y confronter en continuité dans les entraînements comme en compétitions et pas de temps en temps… »

Merci à: Arthur, Aurélien, Blaise, Evan, Erwan, Gaspard, Louis, Louis et Louis, Lucas, Max, Noa, Ryan, Victor.

Pour les résultats, la pluie a tout effacé et c’est tant mieux…